Comment se préparer à un long parcours ? Comment atténuer la fatigue au volant ? Quelles règles de conduite faut-il respecter ? Voici nos conseils pour prendre la route des vacances en toute sérénité.

Avec les chaleurs estivales, les routes bondées et quelques centaines de kilomètres à parcourir avant d’arriver sur votre lieu de vacances, vous avez intérêt à vous préparer pour un long trajet qui ne sera pas de tout repos. Nous vous proposons ces quelques conseils, sous forme de commandements, pour rendre le voyage plus agréable, surtout, le plus sûr possible.

L’heure de départ tu choisiras

Dans le but de profiter au maximum de ses jours de congé, beaucoup d’automobilistes décident de prendre le départ tôt le matin. On ne saurait faire pire calcul. Écoutez d’abord votre “horloge interne”, en prenant en compte la durée du périple : si vous êtes de type matinal, partez de bonne heure, mais si vous êtes plutôt noctambule, attendez la fin d’après-midi. Mais dans tous les cas, sachez que certaines périodes sont plus propices à la somnolence que d’autres : l’après-midi, entre 13 et 16 heures, et la nuit, entre 2 et 5 heures du matin. En effet, l’organisme est quasiment «programmé» pour dormir dans ces créneaux horaires. Et pour éviter l’accumulation de fatigue et éviter les routes encombrées (la veille du week-end par exemple), pourquoi ne pas partir un jour plus tôt et diviser le trajet en deux étapes, quitte à payer une nuit d’hébergement en plus.

Ta boîte à pharmacie tu surveilleras

Certains médicaments peuvent avoir des effets secondaires incompatibles avec la conduite. C’est le cas des anxiolytiques, antidépresseurs, antitussifs, antalgiques, relaxants musculaires, antimigraineux, voire certaines familles d’antibiotiques, qui peuvent provoquer une perte de vigilance. Lisez attentivement les notices en y cherchant la mention d’une contre-indication de cette nature : certains laboratoires la signalent même avec un logo très explicite. En cas de traitement médical, n’hésitez pas à demander conseil à votre médecin ou votre pharmacien.

La bonne position tu adopteras

Installez-vous confortablement dans votre siège de manière à réduire au possible la dépense musculaire. Le réglage inadapté du siège entraîne une position soit trop éloignée, soit trop proche de la planche de bord, rendant la manipulation des commandes (pédales et volant) imprécise et plus fatigante. Ni trop incliné, ni trop droit, le dossier du siège doit être positionné de manière à avoir les bras légèrement fléchis. Réglez votre appuie-tête à mi-hauteur de votre crâne et placez vos mains à “trois heures moins le quart ” en comparant le volant au cadran d’une montre.

Du soleil tu te protègeras

Outre le fait de le rendre nerveux et irritable, la sensation de chaleur excessive est aussi une source de déconcentration pour le conducteur, à même d’entamer ses capacités au volant. Si votre voiture est équipée d’une climatisation, le problème ne se pose pas. Sinon, il existe heureusement des moyens économiques pour maintenir la température de l’habitacle à un niveau acceptable. Utilisez le système de ventilation autant que possible et pensez aux rideaux pare-soleil pour les vitres latérales, qui peuvent abaisser la température de près de 20%. 
Et comme il est hors de question de placer un pare-soleil sur le pare-brise, ayez toujours à portée de main une paire de lunettes solaires.

Une conduite exemplaire tu auras

Au moment des vacances estivales, c’est un peu la jungle sur la route. Le trafic est dense et du coup, impatients de rallier leur lieu de villégiature, certains conducteurs font l’impasse sur quelques règles élémentaires du Code de la route. Vous n’êtes pas obligé d’en faire partie ! Respectez les distances de sécurité (de 70 m à une vitesse de 120 km/h). Roulez à droite et doublez par la gauche en mettant le clignotant. Ne tentez un dépassement sur l’inévitable “camion-escargot” que si vous disposez de la visibilité suffisante. Ne vous avisez jamais de vous arrêter sur autoroute. Limitez l’usage de votre téléphone portable (avec un kit “mains-libres”, bien sûr) au strict nécessaire… Et surtout, respectez les limitations de vitesse.

Des pauses tu t’accorderas

Dans la grande majorité des cas, le temps du trajet en voyage dépasse les trois heures. Une durée tout au long de laquelle le conducteur est censé conserver une concentration optimale et de bons réflexes. Ce qui est pratiquement impossible : après quelque deux heures au volant, la fatigue visuelle s’installe, la vigilance baisse et le temps de réaction s’allonge, pouvant passer du simple au double. C’est pour cela qu’il est conseillé de s’arrêter au moins toutes les deux heures, pour une pause minimale de dix minutes.

La nuit, de vigilance tu redoubleras

Si vous êtes amené à effectuer un long parcours, il est possible qu’une partie le soit de nuit.

Et durant la nuit, la vision se dégrade, l’angle de vue se restreint, les objets n’ont pas la même forme et la fatigue arrive plus vite du fait de l’effort supplémentaire de concentration. On ne saura trop vous conseiller de réduire votre vitesse et redoubler de vigilance, surtout sur les routes mal éclairées (ou pas éclairées du tout !). Surtout, soyez attentif aux signes de fatigue : picotements dans les yeux, nuque et dos qui se raidissent, babillements, paupières lourdes… On a tendance à l’oublier, mais l’endormissement au volant est l’une des causes principales d’accident sur autoroute. Dans ce cas-là, il n’y a pas 36 solutions : arrêtez dans un endroit sûr pour dormir une bonne vingtaine de minutes.

Très concentré tu resteras

Si vous vous considérez comme un bon conducteur, ce n’est peut-être pas le cas de la personne devant ou derrière vous. Vous devez donc garder une concentration de tous les instants et éviter toute source de distraction. Si vous devez répondre à un appel urgent, vérifier votre itinéraire ou calmer les enfants sur la banquette arrière, arrêtez-vous dans un lieu sécurisé avant de le faire. Et si vous avez la chance d’être accompagné, déléguez toutes ces charges à votre copilote. Il faut bien qu’il serve à quelque chose…