Moins bourgeois (et moins coûteux) que ses congénères de la famille Range Rover, le Discovery Sport présente toutefois une bonne synthèse entre distinction, confort, habitabilité et comportement routier. Sans oublier ses aptitudes en tout terrain… que son propriétaire n’aura probablement jamais à tester.

Après avoir renouvelé (et étendu) en un temps record sa gamme huppée Range Rover, Land Rover s’est enfin tourné vers son offre mainstream avec le Discovery Sport. Contrairement à ce que son patronyme laisse croire, ce dernier ne remplace pas le Discovery “tout court”, toujours au catalogue, mais plutôt le Freelander, tout en se plaçant un cran au-dessus. Objectif : tailler des croupières aux grands SUVs des marques généralistes, avec une grille tarifaire bien plus accessible que celles des “Range”.

Un peu moins premium

Ce qui ne l’empêche pas de s’inspirer de ces derniers sur le plan esthétique. La silhouette est certes plus massive, mais les emprunts sont visibles, notamment au niveau de la face avant, ornée de phares travaillés, d’une calandre ouvragée et d’un bouclier plus enveloppant. Seul le profil rappelle la filiation avec le Freelander 2, en se passant du “toit flottant”, gimmick cher aux modèles Range Rover.

Même topo à bord où la présentation est familière, mais logiquement moins sophistiquée que sur ses congénères embourgeoisés. La qualité perçue est en effet d’un bon niveau, mais paraît un brin moins léchée, avec des matériaux moins valorisants.

Pas de critique à formuler sur l’habitabilité, plus que suffisante et servie par une banquette arrière qui coulisse sur 16 cm. Ceci tant qu’on n’embarque pas 7 passagers : l’usage des deux sièges supplémentaires serait plutôt limité aux enfants.

L’équipement s’avère en revanche très complet, à condition d’opter pour les finitions hautes. Ainsi, notre modèle d’essai, gréé du niveau HSE, offrait le nécessaire, le superflu et même le luxueux (voir l’encadré “Équipements”).

Les vertus de la polyvalence

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Partageant la plateforme du Range Rover Evoque, le Discovery Sport en reprend aussi les motorisations, dont le 2.2 l Diesel, proposé en deux variantes de 150 ch (TD4) et 190 ch (SD4). C’est la deuxième qui se nichait sous le capot de l’exemplaire essayé, associée à une transmission intégrale permanente et à une boîte automatique à 9 rapports.

Souple, volontaire à bas régime et plutôt vigoureux au-delà, ce 4-cylindres sied bien à l’esprit du SUV anglais. Il autorise de bonnes performances et une aisance en toute circonstance, au point de faire oublier le poids respectable de l’engin qui pointe quand même à plus de 2 tonnes sur la balance.

La boîte automatique, commandée par le fameux sélecteur rotatif, remplit parfaitement son office en se révèlant douce et suffisamment réactive, invitant à une conduite plutôt zen. En position “Sport”, elle devient certes un peu plus rapide, mais perd de sa fluidité sans parvenir pour autant à suivre un rythme réellement élevé. Ce qui tombe bien, car en dépit de ce que son suffixe laisse entendre, le Discovery Sport n’aime pas tellement le sport et la succession de virages rapides. Parfaitement à l’aise sur route, avec sa direction précise et une stabilité rassurante, il affiche aussi une sensible prise de roulis. C’est le résultat d’un réglage de suspensions qui privilégie sans ambages le confort, un de ses points forts, même avec la monte pneumatique de 19 pouces qui équipait notre exemplaire.

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Habitable, très confortable et faisant preuve d’un comportement routier sans histoires, Le Discovery Sport brille au final par une belle polyvalence.

La chose n’est pas banale pour un véhicule qui, ne l’oublions pas, reste capable de vraies aptitudes en franchissement, à l’opposé de la grande majorité de ses concurrents. Outre sa garde au sol généreuse et ses 4 roues motrices, il dispose en effet du fameux système “Terrain Response”, qui se charge d’adapter la motricité à la nature du sol, permettant d’évoluer en tout terrain avec une certaine facilité. Mais cela, c’est une autre histoire…