La nouvelle génération de la Jazz remixe sa mélodie sans la changer : une silhouette de minispace et un habitacle étonnamment accueillant. Et il n’y a toujours pas de Diesel sous son capot.

Il y a encore quelques années, la Honda Jazz figurait parmi les best-sellers de sa catégorie, dominant nombre de rivales pourtant moins coûteuses. Mais ça, c’était avant. Avant que le Diesel n’envahisse le segment des citadines polyvalentes, dont il représente aujourd’hui près de 70% des ventes. Résultat, la Japonaise, qui en était dépourvue, s’est vite retrouvée hors du Hit parade des ventes.

Autant le dire d’emblée, ce n’est pas sur ce plan que la troisième génération de la Jazz a changé. Celle qui sillonne les routes nippones depuis deux ans, mais qui vient tout juste de débarquer dans les concessions marocaines, est restée droite dans ses bottes : sa gamme n’accueille toujours pas de “mazout” et compte toujours sur un moteur essence, précisément un inédit 1.3 l i-VTec assez proche du 1.4 l qu’il remplace.

Un moteur frugal

D’une cylindrée inférieure, il revendique 2 petits chevaux de plus (à 102 ch) et surtout un appétit réduit. C’est même son principal leitmotiv, puisqu’il tourne en intermittence sur le ”cycle Atkinson“. Sans se perdre dans des détails techniques fastidieux, cela signifie qu’il use de moins de carburant à bas régime, et ne délivre sa pleine puissance qu’à haut régime. Résultat, la moyenne de consommation est annoncée à 5 l/100 km, voire à 4,8 l avec la boîte automatique à variation continue (CVT), proposée contre un supplément coquet de 20 000 DH. Des chiffres qui restent à vérifier lors d’un prochain essai…

On s’en doute, la frugalité n’est pas le seul argument de la citadine nippone, qui a bâti sa notoriété d’abord sur son rapport habitabilité-encombrement. Cette nouvelle mouture ne déroge pas à la tradition, et va même jusqu’à la peaufiner. Ainsi, elle a beau grandir de 10 cm, la Jazz, 3e du nom reste assez compacte, avec une longueur juste sous la barre des 4 mètres. Dans ce gabarit, elle parvient toutefois à ménager un maximum d’espace pour les passagers, grâce à une astucieuse architecture combinant plancher plat et réservoir placé sous les sièges avant. Et de fait, les occupants de la banquette arrière sont choyés : que ce soit pour l’espace aux jambes, le rayon aux genoux ou la garde au toit, ils bénéficient d’une aisance inconnue à ce niveau de gamme, et même une catégorie plus haut. D’ailleurs, pas peu fier de sa prouesse, Honda va jusqu’à la comparer à celle… d’une Mercedes Classe S !

Habitabilité et modularité

Cela n’aurait rien de l’exploit si, en poussant les murs, la Jazz avait grignoté quelques centimètres dans son coffre. Bien au contraire : ce dernier voit sa capacité grimper de 17 litres, pour passer à 354 litres. Un volume record dans le segment, extensible grâce à la banquette arrière “magique”… qui garde pas mal de tours dans sa manche. Fractionnable en deux parties (1/3 – 2/3), elle peut rabattre ses dossiers, mais aussi relever ses assises en portefeuille pour pouvoir transporter des objets hauts. Cet aménagement unique est rendu possible par un profil haut et une silhouette de minispace, signature esthétique de la Jazz depuis deux générations. Sur la troisième, les designers maison se sont toutefois employés à en viriliser l’allure avec des volumes carrés, une face avant plus expressive (un brin surchargée) et surtout ce pli de carrosserie qui parcourt les flancs, partant des feux arrière jusqu’à la portière avant.

équipement correct

La présentation intérieure est de la même eau : le dessin de la planche de bord et sa console centrale tournée vers le conducteur ne sont pas vraiment un modèle de simplicité. Elle rattrape toutefois avec sa dotation en équipements qui, sans être pléthorique, offre un accastillage de sécurité et de confort plutôt complet sur la seule finition disponible.

Encore plus habitable et toujours aussi pratique, la citadine japonaise en habit de minispace a aussi le bon goût de ne pas toucher à ses prix, restés stables malgré un équipement légèrement enrichi. Mieux, l’importateur offre pour la période de lancement un rabais de 10 000 DH, ramenant le prix d’attaque à 139 000 DH. Il y a certes des concurrentes moins coûteuses sur le marché, mais peu offrent la partition d’originalité et de modularité de la Jazz.

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