Il y a quelques semaines, des médias algériens et marocains annonçaient la future installation d’une usine Volkswagen sur le sol algérien, pour une entrée en activité fin 2017. Certaines “analyses” ont même été jusqu’à détailler doctement les raisons pour lesquelles le groupe allemand aurait préféré au Maroc son voisin algérien…
Sauf qu’ainsi présentée, l’information est tout simplement fausse : il n’a jamais été question que le premier constructeur européen (et n°2 mondial) implante une unité industrielle en Algérie. Certes, quelques dizaines de milliers d’exemplaires de la Volkswagen Polo Sedan, du pick-up Volkswagen Amarok et de la Skoda Rapid devraient, à terme, sortir d’une hypothétique usine à Relizane, dans le Nord-ouest algérien. Mais il ne s’agira que d’une simple usine d’assemblage, avec un taux d’intégration locale proche de zéro, et qui est du coup plus comparable à la Somaca qu’à l’unité tangéroise de l’Alliance Renault-Nissan. En outre, l’intégralité de sa “production” sera exclusivement destinée au marché intérieur.
Surtout, le projet et son enveloppe d’investissement de 170 millions de dollars ne sont pas portés par le groupe Volkswagen, mais uniquement par son représentant algérien, la société Sovac, dans le but explicite de contourner les sévères barrières douanières récemment instaurées par l’État algérien sur l’importation de véhicules automobiles.
Conclusion : la destination Maroc est toujours en course pour accueillir une éventuelle base industrielle du constructeur allemand, liée à la future création d’une marque “low-cost”.