Après le Boxster, c’est au tour du Cayman de prendre le préfixe 718 et de troquer son six-cylindres à plat contre un “quatre pattes” suralimenté. Le diktat du downsizing a encore frappé !

Les voies du marketing sont décidément impénétrables : à l’occasion de son restylage de mi-carrière, voici que le Porsche Cayman (comme le Boxster avant lui) affuble son nom du suffixe “718”. Référence à un modèle des fifties, ce matricule a été exhumé par les communicants de Zuffenhausen pour habiller une petite révolution. Car, comme ledit 718 RSK Spyder, le petit coupé à moteur central arrière marche désormais sur “quatre pattes”. Les puristes auront beau protester, le diktat du downsizing a encore frappé : les deux six-cylindres de 275 ch et 315 ch font leurs adieux, passant la main à un duo de quatre-cylindres à plat flambant neuf. Il s’agit d’un 2.0 l turbo de 300 ch (718 Cayman) et d’un 2.5 l turbo de 350 ch (718 Cayman S), tous deux dérivés du 3.0 l étrenné par la 911.

Plus puissant, plus sobre
Si la puissance des nouveaux blocs est en progrès (+35 ch), elle se place désormais au même niveau que sur le 718 Boxster. Corollaire de ce nivellement, le 718 Cayman est aujourd’hui moins coûteux que son jumeau topless.

P16_0238_a4_rgb

En toute logique, les performances se sont sensiblement bonifiées, avec quelques dixièmes de seconde grappillés sur le 0 à 100 km/h et des vitesses maxi un peu plus fringantes. Le tout pour un appétit en baisse d’environ 13%. Mission accomplie ! Porsche ne faisant jamais les choses à moitié, la mise à jour du Cayman ne s’est pas limitée à ses nouveaux moteurs et à la révision de sa place dans le catalogue Porsche. Elle a également concerné la plastique, qui évolue plus qu’on ne pourrait le penser.  En effet, des ailes aux optiques, en passant par les boucliers, les jantes et les feux arrière, la quasi-totalité des éléments de carrosserie a été retouchée.  L’habitacle accueille quant à lui un nouveau volant (inspiré de celui de la 918 Spyder), une planche de bord légèrement réaménagée et quelques équipements supplémentaires, dont un nouveau système d’infodivertissement à écran tactile de 7 pouces. Enfin, le châssis profite de suspensions raffermies, d’une monte pneumatique plus importante à l’arrière, de disques de feins épaissis et d’une direction plus directe. Objectif : rendre le reptile de Porsche encore plus gratifiant à conduire, Flat-Six ou pas.