Après une éclipse qui aura duré 2 ans, les deux mini-citadines du groupe PSA sont de retour sur le marché marocain. Entre-temps, la Citroën C1 et la Peugeot 108 ont changé de génération.

Il fut un temps où le segment des mini-citadines tenait le haut du pavé sur le marché marocain, enfantant nombre de best-sellers. Mais ça, c’était avant. Depuis, ses ventes ont fondu comme neige au soleil : en 2016, elles dépassaient à peine les 4 500 unités, soit un peu moins de 3% du marché. Estimant que le jeu n’en valait plus la chandelle, nombre d’importateurs avaient décidé de jeter l’éponge et de retirer du catalogue leurs représentantes dans la catégorie. Ce fut notamment le cas de Sopriam, partenaire local groupe PSA, qui fit l’impasse sur le renouvellement du duo Citroën C1 – Peugeot 107 fin 2014.
Contre toute attente, voici que les deux petites Françaises refont leur apparition dans nos show-rooms, évidemment dans leur nouvelle mouture. D’après le management de l’importateur, l’idée est autant d’ettoffer la gamme de ses deux marques que d’aller chercher une nouvelle clientèle, plus jeune et plus féminine.

Une base, deux styles

Partageant la même base technique et fabriquées dans la même usine en République tchèque – aux côtés d’une certaine Toyota Aygo, la C1 et la 108 (qui succède à la 107) s’avèrent très différentes sur le plan esthétique, en tout cas bien plus que ne l’étaient leurs devancières : capot, face avant, ailes avant et feux arrière sont spécifiques à chacun des modèles. Avec ses optiques à encoche, sa calandre à barrettes chromée et sa signature lumineuse en “griffes” sur les feux arrière, la Peugeot décline la nouvelle identité de la marque, pour un résultat élégant et assez classique. La Citroën joue davantage la carte de l’originalité avec sa grande prise d’air sur le bouclier et ses phares ronds surmontés de “sourcils”, selon le principe des éclairages à double étage désormais caractéristique de la marque aux chevrons.

À l’intérieur, les différences s’estompent, laissant place à un habitacle identique… au logo sur le volant près. Comparée à celle de la génération précédente, la qualité perçue est en net progrès grâce à des matériaux plus flatteurs et des assemblages plus précis. L’ensemble fait moins jouet, même si l’on regrette quelques fantaisies comme les commandes rotatives de la ventilation et son panneau en plastique translucide.
Reconduisant la plateforme (renforcée et mieux insonorisée) de leurs devancières, les C1 et 108 ont gardé un gabarit très compact (à 3,48 m de long), gagnant seulement 4,5 cm par le jeu des porte-à-faux avant et arrière. Du coup, elles progressent peu en habitabilité : des millimètres grignotés sur la largeur aux épaules et la garde au toit aux places avant, et c’est tout. Quant aux vitres arrière entre-baillables, elles sont toujours de la partie.
La véritable amélioration est à chercher du côté du coffre, talon d’Achille de la précédente mouture, qui profite du changement de génération pour passer de 139 à 180 litres, soit un gain de 30% !

Une finition, un moteur
Comptant sur d’autres marchés le récent 1.2 l essence PureTech de 82 ch, l’offre de motorisations reconduit chez nous le 3-cylindres 1.0 VTi, fourni par Toyota. Si sa puissance est pratiquement inchangée (68 ch contre 69 ch), il a reçu de menues modifications visant à réduire son appétit, annoncé à une moyenne normalisée assez spectaculaire de 4,1 l/100 km.


La nouvelle C1 et la 108 sont proposées chez nous en carrosserie 5-portes et avec un unique niveau de finition, baptisé respectivement “Feel” et “Active”. L’équipement, similaire sur les deux modèles, s’avère des plus corrects… si ce n’est l’absence du réglage électrique des rétroviseurs extérieurs. Un fâcheux oubli qu’on devine lié à la volonté de compresser les tarifs, affichés à 117 900 DH pour la Citroën et 119 000 DH pour la Peugeot. Pas de quoi révolutionner le segment des mini-citadines : pour quelques milliers de DH de plus, il est possible d’opter pour une citadine polyvalente, bien plus habitable. Il reste, pour les deux Lilliputiennes françaises, l’argument du charme et de la compacité…

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